A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes 2023, Malt réalise le portrait de trois femmes freelances. Elles ont une trentaine d’années, résident en région parisienne ou à Lyon, et ont toutes choisi le freelancing depuis plusieurs années, souvent après une première vie dans le salariat. Zoom sur trois femmes pour qui freelancing rime avec “empowerment”.
L’audace : le crédo d’Angélique
Angélique , 34 ans, a passé les dix premières années de sa carrière professionnelle dans des cabinets d’ expertise comptable parisiens . Puis en 2020, elle décide de se mettre à son compte et crée son profil sur Malt un an plus tard. Supermalter avec 54 missions à son actif, Angélique alterne entre bilans comptables et renforts sur des postes de DAF (Direction Administrative et Financière).
Quand on lui demande ce que ça fait d’être une femme freelance, la réponse fuse : “Girl power ! Je fais partie de réseaux entrepreneuriaux féminins justement et je suis ravie quand je peux aider mes consoeurs, à travers mon expertise comptable, à mieux définir leur valeur, leur rentabilité et leur prix…” Comme de trop nombreuses femmes dans le milieu professionnel, Angélique a connu le syndrôme de l’imposteur à ses débuts dans le freelancing. Quel taux journalier fixer ? Comment bien se vendre ? Quelle valeur a son travail ? Mais surtout quelle est la valeur perçue de son travail par le client ? Peu à peu, elle a déterminé combien elle avait besoin pour vivre et assurer la pérennité de son entreprise, puis a défini son taux journalier à partir de cette base.
Finalement, homme et femme frelance, même combat ? “ Je ne pense pas qu’il faille différencier car nous avons les mêmes besoins (chercher le client, le démarcher, avoir de la visibilité…). Mais en tant que femmes, on va avoir tendance à avoir moins confiance en nous, à moins oser et montrer qu’on est la meilleure candidate pour une mission, ne pas négocier son taux jour…il n’y a pas de raison d’être plus timide la-dessus parce qu’on est une femme. ”
Luz ou le pouvoir du freelancing
Luz , 35 ans, n’a jamais connu le salariat. Présente sur Malt depuis août 2016, elle accumule pas moins de 37 missions. Designeuse de services et d’expériences (UX/UI), Luz a travaillé pour des entreprises comme Manpower, Orange Bank ou encore Malakoff Médéric. Pour elle, aucun doute : en tant que femme, elle se sent foncièrement “empowered” en tant que freelance.
Prendre confiance en soi, ça passe également par sa capacité à négocier son tarif.
“J’ai beaucoup travaillé pour trouver mon prix, savoir combien je me vends… je me suis comparée sur Malt à des profils similaires au mien. Durant trois ans, j’ai fait évoluer mon TJM, et j’ai appris à mettre en avant ce que j’apporte au client.” Lorsqu’elle était encore jeune freelance, Luz avait beaucoup de mal à s’affirmer. Puis elle a eu de plus en plus de clients, et a gagné en assurance. Montrer ses compétences, avoir une posture de sachant, trouver des solutions…le freelancing correspond bien à Luz, notamment dans l’autonomie que ce statut lui confère.
Assertivité : le maître-mot de Marion
Quand Marion s’est lancée à son compte en août 2015, après plusieurs années en CDI, elle s’est immédiatement inscrite sur Malt. Elle est devenue par la suite Malt Linker et a organisé bon nombre d’After Malt à Lyon ! Experte en stratégie digitale, Marion, 36 ans, est également mentor de freelances, et fait bénéficier aux futurs frees de son expérience. “J’accompagne beaucoup de freelances dans leurs débuts d’activité et je constate davantage chez les femmes un manque de confiance en elles. Tout découle ensuite de cela, elles peuvent avoir alors tendance à pratiquer des tarifs trop bas par rapport à la qualité de leur travail.” De son côté, Marion a vraiment gagné en assertivité en tant que freelance.
Et quand on lui demande si elle avait envie de retourner vers le monde du salariat, Marion est catégorique :
“ Cela me serait impossible de reprendre un CDI. Aujourd’hui, j’ai la liberté de choisir avec qui je travaille, à quels horaires, ça me donne une souplesse d’organisation avec mes jumeaux…et puis, je gagne mieux ma vie ! “
✊ Continuons à soutenir les femmes entrepreneures et à les encourager à être audacieuses dans leur travail !