Être force de proposition permet de s’enrichir et de se renouveler

Justine Pépin

Social Media & Community Manager

Publié le 14/08/2017

Quel métier exerces-tu en freelance ?

Je suis social media manager et consultante en webmarketing. Je suis donc responsable de la construction et l’optimisation des stratégies social média, de la gestion quotidienne des plateformes de médias sociaux ainsi que du suivi de l’efficacité de ceux-ci.

L’objectif numéro 1 d’un social media manager est d’amplifier le message de l’entreprise dans les médias sociaux. Pour cela, il doit identifier les tendances et les publics cibles pour développer une campagne optimale et une stratégie d’animation pertinente.

Mais au-delà de ces aspects plutôt orientés communication, les médias sociaux permettent aussi de mener des campagnes d’acquisition de trafic ou de leads, grâce aux social ads. C’est donc un métier très complet, qui combine la créativité éditoriale et la rigueur des metrics.

Pourquoi as-tu fait le choix de devenir freelance ?

Principalement, la variété des missions qui m’attendait et la possibilité de découvrir de nombreux univers avec des personnes qui ont différentes manières de travailler. Depuis que je me suis lancée, j’ai eu l’occasion de travailler pour des secteurs d’activités très divers : la restauration, la grande distribution, le journalisme, le milieu de la santé et du bien-être ou encore l’agriculture et le secteur touristique

Quel est ton maître-mot dans ton activité ?

La curiosité ! Le fait d’être indépendant nous amène à rester curieux, à nous former au quotidien et à nous remettre en question au fil des rencontres.

Sur quels types de missions travailles-tu généralement ?

Gérer les campagnes de communication sur les médias sociaux, identifier les influenceurs/trolls, effectuer une veille constante via les outils de monitoring, identifier et suivre les blogs pertinents et les plus influents, effectuer des reportings réguliers...

Ce sont donc la plupart du temps des missions sur le long-terme, d’un an minimum. Il y a des cas particuliers, comme lorsqu’un client organise un événement : dans ce cas, la mission ne peut durer que deux ou trois mois. Il y a aussi certaines entreprises qui souhaitent prendre en main la gestion de leur communication sur les réseaux sociaux : je leur propose donc une formation complète pour qu’ils aient toutes les clés en main pour réussir.

Que faisais-tu avant de sauter le pas et de devenir freelance ?

Je commençais mon master 1 “Business & Management” en spécialisation Entrepreneuriat et E-Business à l’Institut Supérieur de Gestion (ISG), après une licence de droit.

Être freelance, c’est être son propre patron et son propre commercial. Il me fallait donc impérativement des notions en gestion, comptabilité et bien évidemment marketing et communication !

En plus d’acquérir des notions pour mener à bien ma petite entreprise, je souhaitais me plonger dans l’univers digital que j’avais déjà approché via un projet personnel. Je voulais voir plus loin que les médias sociaux, ce qui me permet aujourd’hui d’être consultante en webmarketing, en parallèle de mon métier de social media manager.

Comment se sont passés tes débuts ?

A ma grande surprise, plutôt bien ! Quand je me suis lancée en freelance, je sortais d’un stage effectué au sein de l’agence digitale Nexize, avec de bonnes références comme Thomas Cook par exemple. Mes précédentes expériences m’ont donc permis de trouver des clients assez rapidement. Bien sûr, les premiers clients n’étaient pas forcément ceux ayant le plus de moyens pour mener à bien une stratégie social media dans son ensemble. Mais, ce sont justement ces premières expériences qui m’ont appris à distinguer les projets à potentiel de ceux qui en ont moins.

Pourquoi as-tu choisi ce métier de social media manager ?

Pour sa dimension stratégique, notion encore plus importante à mes débuts puisque toutes les cartes étaient à jouer sur le digital et les réseaux sociaux.

Autre raison : aucune journée ne se ressemble et il est impossible de tourner en rond avec les tendances, les technologies et les usages qui se renouvellent constamment.

Beaucoup de personnes confondent ce métier avec celui de community manager. Comment différencies-tu ces deux métiers ?

Je considère ces deux métiers comme complémentaires : l’un ne va pas sans l’autre. D’ailleurs, je continue encore aujourd’hui à effectuer quelques missions en tant que CM pour des petites entreprises.

Le community manager se charge d’animer et former une communauté, en déclinant la campagne proposée par le social media manager. Ces deux postes se distinguent par la dimension stratégique propre à ce dernier : le social media manager n'est pas un simple exécutant de la politique de communication numérique d'une marque, il en est le décideur et le gestionnaire.

Quelles sont les questions que l’on te pose le plus souvent sur ton métier ?

Ce sont souvent des questions sur “la vie de freelance” : comment fais-tu pour gérer ton temps ? Comment fais-tu pour réussir à travailler de chez toi ? Et la frontière vie personnelle/professionnelle alors ? Mais, tu prends jamais de vacances ? Ça t’arrives de déconnecter de temps en temps ?

Travailles-tu fréquemment avec d’autres freelances ?

Cela m’arrive parfois en fonction des besoins du client. C’est toujours très intéressant : il m’arrive de collaborer avec des chefs de projet, rédacteurs web, graphistes ou experts en SEO et SEA par exemple.

Quels sont tes outils au quotidien ?

Je ne peux pas passer une journée sans utiliser AgoraPulse, mon outil de gestion des réseaux sociaux. Super pratique pour programmer les publications, pour gérer les conversations avec les communautés mais aussi pour avoir un reporting simplifié sur lequel se baser.

J’alterne de temps en temps avec Hootsuite et Buffer, en fonction de mes besoins.

N’étant pas graphiste de formation, j’utilise Canva et Legend qui me permettent de créer des visuels simples mais efficaces.

Pour finir, last but not least : le Business Manager de Facebook qui me permet de gérer toute la partie publicitaire d’un coup d’oeil et d’ajuster la stratégie en fonction de ces statistiques.

Qu'est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

Mes journées, missions et clients ne se ressemblent en aucun cas. Impossible de s’ennuyer ou de se lasser en faisant ce métier. Être force de proposition et être constamment à l'affût des nouveautés sont autant d’élément qui permettent de s’enrichir et de se renouveler.

A contrario, qu'est-ce qui est le plus difficile dans ton métier ?

L’aspect administratif, facturation et relances qui nous oblige à être patients mais aussi tenaces.

Il y a quelques mois de ça, j’aurais aussi répondu l’isolement et le syndrome du “loup solitaire” que beaucoup de freelances connaissent. Mais, étant désormais social media manager, j’ai la chance de pouvoir collaborer avec différents freelances ou salariés.

Sur quels types de missions préfères-tu travailler ?

A partir du moment où le client sait ce qu’il veut et se donne les moyens de ses ambitions, peu importe le type de mission. Court ou moyen-terme, ONG, start-up, PME ou grands comptes… J’adore au contraire varier les expériences au maximum.

A ton avis, quelles sont les qualités indispensables pour réussir dans ton domaine ?

Pour faire court : disponibilité, réactivité, flexibilité, créativité et leadership.

Quelles sont tes sources d’inspiration ? Comment effectues-tu ta veille ?

Les sources varient beaucoup selon les thématiques de mes clients, mais ma méthodologie de veille va rester constante, elle, et souvent alimentée via Feedly.

Et à côté du boulot, quelles sont tes activités ?

Les voyages et ce qui va avec : un peu de photo, de musique, de ciné… Et des rencontres avec d’autres cultures !

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